Avec toute la folie médiatique qui se propage autour de la grippe A, qui a cru, sérieusement, que ça pourrait lui arriver à lui un jour ou l'autre ? Pas moi.
Et pourtant voila. Je me sentais très bien un jour, et le lendemain : plouf : grippe.
Il est vrai que c'est sa particularité, à cette fameuse grippe dont tout le monde parle : contrairement à la grippe saisonnière, qui nous bombarde de signes précurseurs, la grippe A (je vais l'appeler Annette, tiens), donc : la grippe Annette se fait discrète jusqu'au jour où plouf, tu tombes dedans. A pieds joints. T'as pas le choix.
Alors, on a droit à des " Mais tu te sentais très bien, hier, pourtant ! " "Ben oui, mais justement, c'est Annette. Que voulez-vous ?"
Bon, on ne saura jamais réellement si j'ai eu la grippe A.
Mais, comme le disait un patient de mon médecin, au moins, je pourrais raconter à mes petits-enfants et arrières petits-enfants (eh oui, la grippe, ça conserve), que j'ai fait partie de l'épidémie de grippe 2009 !
Quel célébrité.
J'aurais perdu 5 jours, en tout, à dormir sur mon canapé sans aide ni compagnie aucune. Et, ce petit congé du 11 novembre, pour tout rattraper, je ne dis pas qu'il était Welcome, mais c'est tout comme.
Premier jour, en fait, je suis allée chez le médecin qui a très vite diagnostiqué que, de 1) c'était la grippe, de 2) on ne ferait pas les tests pour savoir laquelle parce qu'on ne les fait plus, et de 3) tous les indices convergeaient à dire que c'est Annette G. qui avait fait le crime.
Pour le coup, pas de problème. Ce fut plus sérieux quand cela devint sérieux : malgré le fait que l'on était pas sur que c'était la faute a Annette, il fallait tout de même tout faire pour éviter qu'elle ne s'échappe, comprenez : tout mettre en place pour éviter la contagion.
Moins drôle, tout de suite : personne ne pouvait m'approcher à moins de 30cm, donc exclus câlins et bisous dont on a tant besoin lorsqu'on est malade. Si quelqu'un touchait quelque chose que j'avais touché (verre, thermomètre, couverture,...) il devait aller se laver les mains.
En gros, j'étais seule et abandonnée de tous, avec mon GSM et quelques SMS pour seule compagnie.
Mais en plus de cela, je n'ai pas pu non plus aller voir un spectacle où dansait ma petite s½ur. Imaginez toute une foule de gens rassemblée mise, par ma faute, nez à nez avec une dangereuse criminelle ? Non ! J'ai du rester enfermée chez moi avec la TV et quelques émissions débiles comme seule compagnie.
Et le temps qui ne passe pas.
Vous savez, quand vous vous réveillez d'un long sommeil, et que vous vous rendez compte que seule une toute petite demi-heure est passée ? D'habitude, on aime ça. Parce que d'habitude, le temps passe trop vite. Mais là, le temps, je ne sais pas ce qui lui a pris, il s'est mis à passer eu ralenti pendant 4 jours entiers.
Et moi, je me suis ennuyée comme je ne m'étais jamais ennuyée depuis bien longtemps.
Pourquoi, allez-cous me dire ? Eh bien parce que je n'avais pas assez de fièvre que pour être complètement stone, mais j'en avait trop que pour pouvoir faire quelque chose de constructif.
Si vous voulez tout savoir, une après-midi, il m'a pris la folle envie de vouloir lire une BD pour cesser un peu de m'ennuyer. J'avais peu de fièvre, je savais marcher un petit peu, mon cervelet répondait présent, bref, tout allait bien.
Eh bien il m'a fallu 2 heures de sommeil pour m'en remettre !
2 heures ! Pour une pauvre petite BD ! Qu'est-ce que ça aurait été si je m'étais plongée dans notre cher parcours dans le patrimoine littéraire européen, je vous le demande ?
J'ai passer mes journées à dormir, à somnoler et à m'ennuyer, mais vous savez, j'en suis encore complètement crevée.
Sacrée Annette !

